samedi 5 janvier 2013

Héloïse et Abélard … une histoire d’amour « Jürgen EHRE

Héloïse et Abélard … une histoire d’amour « Jürgen EHRE

Héloïse et Abélard … une histoire d’amour

 

24 Rue Dunois, Square Héloïse et Abélard, 75013 Paris
506.01.2013
Héloïse et Abélard … une histoire d’amour
 
Square Héloïse et Abélard

13eArrondissement Paris
24 Rue Dunois – 75013 Paris

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Un jour, mes pas me menèrent au Jardin d’Héloïse et Abélard dans le 13ème Arrondissement de Paris… un joli petit Jardin à l’abri de toute indiscrétion, un peu caché… dont les espaces bien soignés et entretenus, abritant une serre étonnante et quelques bancs, vous invitent à vous y prélasser.

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Pas loin, une fontaine et bassin d’eau font d’heureux pigeons qui s’y baignent en frappant de leurs ailes la surface de l’eau afin de se rafraîchir… tout semble être réuni pour penser à un paradis terrestre.

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Pourtant ; c’est ici qui me revint cette triste histoire d’amour d’un couple célèbre et presque maudit… que je vous conterai volontiers ;

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Abélard et Héloïse
Un grand amour
Historique
Qui fit scandale,
Sans tomber
Dans l’oublie…

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Même si Abélard
Fut puni par
Les circonstances
De cet amour
Voué sans frein
À sa belle Héloïse…
C’est certain!

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Elle fut jeune, la plus belle,
La plus lettrée, la plus fine
Et spirituelle, enjouée,
Qu’il n’avait jamais rencontré.

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Cet amour a fait des ravages
Et peut-être davantage.
La preuve:

Abélard même châtré,
ils s’aimèrent encore,
Souverain, et très fort,
Jusque la mort les interrompt à peine.
Et le Roi perdit sa reine….

Abélard mourra le premier.
Quand Héloïse le rejoint
Au cimetière, le ciel couvert,
Abélard l’a accueillie
Dans ses bras bien ouverts!

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Pour l’éternité,
Une dernière
Fois ce fut
L’amour,
Et ceci
Pour toujours.

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Voilà
Une belle histoire d’amour,
La plus belle de ces jours
Sur cette terre
Ci bas,
Où l’amour
Est déjà las!

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Héloïse et Abélard

Voilà deux personnages fameux et dont la célébrité, pour des raisons qui ne sont pas uniquement littéraires, est restée très grande. Abélard était un philosophe et un scolastique. Ces seuls mots peuvent vous assurer de l’ennui insurmontable qui se dégage de son œuvre. Haha ! Cet homme, pourtant, a été amoureux !

Cet Abélard était d’une fort bonne famille, et, dès son enfance, manifesta un goût presque scandaleux pour l’étude. Il fut bientôt renommé parmi les clercs les plus remarquables de son temps, et, tout jeune, il parvint à acquérir une réputation considérable. Son génie scolastique était incomparable, et c’est dans l’enseignement de cette science qu’Abélard conquit la célébrité. Et professait un optimisme, que Voltaire et Leibnitz partageaient plus tard, en estimant que Dieu ne peut pas faire autre chose que ce qu’il fait, qu’il ne peut pas le faire mieux et que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes !

On ne peut qu’admirer un si vaillant témoignage de confiance et d’espoir !

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Cet Abélard, qui était certainement toute science, mais qui devait être aussi tout ennui, avait pourtant un cœur !cet illustre personnage serait peut-être aujourd’hui, presque inconnu de nous, ou tout au moins ne lui eussions-nous accordé qu’une attention distraite, s’il n’avait pas eu une histoire de femme !

Il n’en faut pas davantage parfois pour connaître les bienfaits de la gloire.

Et, Abélard rencontra Héloïse !

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La voici.

Cette Héloïse était de fort bonne famille et avait un oncle qui était chanoine, qui s’appelait Fulbert et qui, grand admirateur du talent d’Abélard pria ce dernier d’achever l’éducation de sa nièce. Alors, Abélard vint habiter dans la maison même du chanoine Fulbert contre tout conseil respectueux aux mères éplorées, de donner un précepteur à leurs filles, mais de ne pas le loger chez elles !
Le loup était dans la bergerie alors, et il sentait bien qu’il y avait d’autres ivresses plus intimes et plus délectables que d’enseigner les sciences et Héloïse, cette belle enfant devait forcement éblouir l’esprit et le cœur du jeune Abélard.

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Ainsi en arriva-t-il. Ils s’éprirent l’un de l’autre avec une rapidité foudroyante, et ils ne tardèrent pas à être de la plus grande intimité.
Abélard est au comble de son bonheur, mais ne se doute guère de toutes les tempêtes qui vont fondre sur lui…L’excès même de son bonheur le jette dans les audaces les plus inattendues. Le scandale éclata et il dut en être troublé ! Il le fut certainement bien davantage, lorsque la belle Héloïse lui fit un cadeau qu’il n’avait peut-être pas demandé ; celui d’un jeune enfant qui reçut le nom de Pierre Astrolabe.

Monsieur, honnêtement, en brave homme, voulut alors épouse Madame ! Mais celle-ci refusa, pensant qu’un homme comme Abélard ne saurait être astreint aux règles courantes de la morale et qu’il n’a que faire des soins d’une famille … mais Héloïse se laissa convaincre, et elle épousera son grand homme !

Ayant aussi dignement réparé ses erreurs, Abélard pensait avoir rempli tout son devoir. Ainsi qu’il arrive parfois, c’est précisément à partir de ce moment que s’abattirent sur lui les pires catastrophes.
L’oncle d’Héloïse, le chanoine Fulbert, qui avait dans la méchanceté et dans la vengeance des raffinements incroyables, se vengea cruellement du séducteur de sa nièce.

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Et Fulbert de mauvaise mine lui fit couper les orphelines…

Ici les faits… il fit castrer le pauvre Abélard par des hommes de mains.

Ce qui changea leurs existences respectives à jamais. Héloïse, elle, prononça ses vœux définitifs, et Abélard lui-même ne tarda pas à en faire autant.
Finalement, une bulle condamna l’infortuné Abélard à terminer ses jours dans un couvent, ce qu’il fit à l’âge de soixante-trois ans.
Il faut dire quand même, que Abélard avait été un homme irrésistible et d’abord extrêmement beau. Et puis, il avait une voix délicieuse ; il chantait de la façon la plus agréable et même la plus émouvante.
Abélard se servait de ses agréments comme du plus utile des moyens de séductions et aurait fait soupirer le cœur de n’importe quelle femme.

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Et pourtant, la conversion d’Abélard est sincère et complète ; celle d’Héloïse ne l’est pas, l’on ne peut s’y tromper car Héloïse fut un grand cœur, tandis que Abélard ne fut qu’un grand cerveau.

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Ils reposent au Cimetière du Père Lachaise – Paris

Œil von Lynx- Paris 06/01/2013

dimanche 2 décembre 2012

Au Cimetière Saint Vincent - Paris - Montmartre

Au Cimetière Saint Vincent - Paris - Montmartre


 Rue Lucien-Gaulard, Der Friedhof Saint-Vincent in Paris, 75018 Paris
02.12.2012


Cimetière Saint VINCENT-Montmartre

Le cimetière Saint-Vincent
Appelé aussi cimetière de Montmartre... Der friedliche Hof...

Rue Lucien-Gaulard -75018 Paris

(AVIS : Français/Deutsch)





Tu vero nudum pectus lacerata sequeris
Nec fueris nomen lassa vacare meum,
Osculaque in gelidis pones suprema labellis,
Cum dabitur baron munere plenus onyx.
Deinde, ubi suppositus cinerem me fecerit erdor,
accipiat manes parvula testa meos,
et sit in exiguo laurus super addita busto,
quae tegat extincti funeris umbra locum,
Et duo sint versus;
« Qui nunc iacet horrida pulvis,
unius hic quondam servus amoris erat » !




Sous un ciel bleu gris d’automne mélancolique, des limbes d’un enfer mitigé flottent encore… la terre adresse ses gémissements… de l’au-delà… au très haut… pendant qu’Orphée cherche Eurydice… toujours… des sculptures élancées interpellent le visiteur… le mettent en garde… ou le rassurent… mais finissent par l’accueillir !




Les plis de la robe tourbillonnant comme une âme sans repos... une dernière valse majestueuse est accordée à ce couple étonnant, seul parmi les morts… déjà pétrifiés, ils tournent encore, éternellement, pour s’immortaliser, se confondre en esprits…






Dieser kleine Friedhof, am Hang von Montmartre, schräg gegenüber dem bekannten Weinhang, gesegnet von der schönen „Sacré- Coeur“… wo der „Lapin Agile“ seine Scherze trieb, wo die Künstler sich inspirierten… und hier zur Ruhe kamen, sollte jeder, der Paris besucht, betreten.






Er ist nicht einer der schönsten Friedhöfe, aber er hat historische Bedeutung, er gehört zum Bild von Montmartre und seinem Sagenumwanderten Charme…Viele bekannte Leute sind hier eingebettet, Künstler sowie Schriftsteller, aus der Welt der Architektur der Musik, des Filmes und Menschen von Montmartre.





Le passe-muraille de Marcel Aymé…





Unser bekannter Freund Marcel Aymé, Gen Paul, der große scheue Maurice Utrillo, Eugène Boudin, Arthur Honnegger, selbst der bekannte Poulbot, den jeder kennt… auf diesem Friedhof fühlt man sich beschützt, so darf man wohl sagen…. leicht am Abhang gelegen… auf der Neige… wie die Schale einer Waage, wenn das Leben schwer wiegt…





Dieser Friedhof hat besonderen Merkmale aufzuweisen, es sei denn, seine Lage, seine Zugehörigkeit zu diesem schönen Bezirk, begrenzt von noch alten originellen Häusern, und beschützt durch die prächtige Sacré- Coeur…




Ein Rehpaar.. scheu hinter den Bäumen…sehr selten! Es zeigt ihnen den Weg…





La tombe de Maurice Utrillo… sein Grab !


Une visite au cimetière Saint Vincent est presque une visite historique, car, après avoir pris renseignement, il n’y a plus de places ici pour des vivants qui pourraient franchir le pont… pour s’incliner vers la terre… chercher un dernier repos pour sauver leur âme… en désarrois.






Terre au combien fructueuseoù pousse même des vignes… sur cette colline, coiffée de l’église de Sacrée Cœur…la majestueuse ! Quel nom, qui ne voudrait pas être enterré ici ? Quel repos promis ! Quelle pente douce sur laquelle les corps reposent, la tête toujours haute… gardant son allure de vivant.




Quel rêve… quelle ambition de lutter contre l’attraction de la terre qui vous tire vers la bas, et vous fait freiner des quatre fers énergiquement… les mains accrochées au racines des sempiternelles fleurs que vos proches vous plantent sur la tombe… versant des larmes de désolation… OH, deuil ! Parfois l’on se trouve mieux ici… lorsqu’on à traversé la ville comme un cimetière ; la tombe est belle, imperturbable dans sa pierre, sans fleurs, car à quoi riment toutes ces fleurs ? Je ne l’ai jamais bien compris…




À propos, vos proches, qui sont-ils ? Il reste si peu… mais si vous avez de la chance, votre femme bien aimée et vos enfants, bien sûr, veillent sur vous… un chien inconsolable et fidèle… Peut-être qu’une inoubliable maîtresse osera s’approcher, incognito, pour vous rendre les dernières honneurs, qui sait, ou plusieurs, cela fera du monde !


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Vous ne serez pas trop seul là, gisant sagement, maintenant, après avoir accompli vos folies sur terre... et vécue toute la sagesse dont vous étiez capable… Vous aurez droit au repos, promis…





Déjà un ange se penche légèrement sur votre corps moins glorieux, un peu refroidi, hélas, transi d’espoir… dans l’attente d’une nouvelle vie, qui sait… et vos pensées se sont tues… emmêlées dans des méandres sans fin… elles ont cessé de s’agiter… enfin… la paix est avec elles aussi ! Quelle perspective qui vous attend là, là haut, si c’était possible… peut être faudra-t-il délier bourse de son vivant… pour… que l’argent rende la chose possible ?



Ils veillent sur vous d’un battement d’ailes, d’un cri strident, tous en concert… ils vont et viennent compter les heures, silhouettes sombres sur leurs branches demeurent… oiseaux de bonheur… restez avec moi !





Savez vous qu’ici repose mon ami Marcel Aymé, son ami Gen Paul, le peintre, l’éternel Marcel Utrillo aussi, Eugène Boudin, Arthur Honnegger, et d’autres célébrités ?






Repose mon cœur
En toute quiétude,
Après une vie
Pleine d’études,
De l’âme humaine
Et sa bête;
Féroce, à part,
Mais, aussi, tendre,
Plein d’amour
Pour son prochain…





Nun liegt es hier,
Sein Gebein.
Gebetet hat er leider nie.
Der Tod hat ihn
gezwungen
In die Knie.
Sein Leben lang
Hat er geliebt,
Das Leben so
Nach seinem Trieb…






Es wachsen ihm
Schon Engelflügel,
Hier auf diesem schönen Hügel.
Bei Montmartre wollt’er sein,
Wo er sich nie fühlte allein.






Fröhlich stieg er in das Grab,
Auf dem nun wächst
Ein guter Wein,
So bekannt wie Sacrée-Coeur,
Pour sa dernière belle demeure.





Parfois, une belle veuve noire,
In Spitzen gehüllt, vient le voir!
Von weitem hört er ihre Schritte
Qui s’approchent de son oreille.
Da klopft das Herz plötzlich doch,
und auch die Rose er noch roch…
die in der Hand sie zierlich hält.






Doucement, elle la dépose,
S’inclinant avec sa rose,
Au-dessus de sa tombe,
Où, en paix, il repose…
Son amour, jadis si grand,
Perdure beim Anblick
ihrer Schönheit…voller Dank.






Ihr schwarzes Spitzenröckchen
raschelt, die hübschen Beine
Sind so zart, tout chez elle ne fut
Que Art, comment pourrait-il oublier
La douce vie qu’il a menée ?






La rose posée, une larme tombe,
Arroser sa pauvre tombe…
Afin que pousse cette fleur si belle
Qui lui fera oublier le coup de pelle…
Qui l’a mis, ici, sous terre,
Celle qui, pour tous, est notre mère…





Même Cupidon n’y peut rien,
Quand d’un cœur magnanime,
Une belle femme devient
L’aimable assassin…

C’est rarement une tranche de foi,
Quand un homme franchit ce pas.
Peut-être l’eût-on retrouvé
Ailleurs, dans un monde plus décolleté ?

La veuve si noire et bien jolie,
Fut vite ornée de galanteries.
De sang froid exemplaire,
Elle remplissait son premier verre,
Alla se coucher dans sa glaise
Pour y pleurer à son aise…


Cet homme qui y repose maintenant,
Aima les femmes comme cupidon.
J’aimais son cœur ne fut las,
De baiser leur pied où elles passent.
Sa Belle, le regard chargé
De flammes de haine,
S’avoue pourtant encore
Qu’elle l’aime, aussi,
L’amant, confondu en bière,
Fut pardonné, ventre à terre…






Et si vous ne trouvez pas votre chemin,
Un plan bien vert vous guidera
Pour vous sortir du dilemme,
Un noir corbeau vous surveillera…




In Stein gehauen
Elle perdure,
Gardant sa belle
Et fière allure.
Die Zeit verrann,
Die Schönheit blieb,
Der Tod wohl
Nicht immer siegt…




Am Eingang muss der Hund bleiben
Ein Krug, ein Fahrrad sollen’s beschreiben.
Die Mauer, einem Mahnmal gleich,
Umzingelt dieses Todesreich…

Ohne Hintergedanken… lach



Œil von Lynx- Paris 3 décembre 2012